Environnement

Sécheresse : ces départements français déjà en alerte au mois de mars, comme l'Hérault

À mesure que progresse le réchauffement climatique, les vagues de sécheresse s’accentuent et débutent de plus en plus tôt dans l’année. En France, plusieurs communes sont déjà placées en vigilance "crise".

Le 14 mars dernier, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), chargé de la surveillance des nappes phréatiques annonçait, une fois n’est pas coutume, une bonne nouvelle en matière de climat : avec 46% des niveaux au-dessus des normales mensuelles, la situation se révélait bien meilleure que la précédente.

Selon Orange.fr : Fleur, Vie, Fleur Jaune, Fissure

Malheureusement, tous les départements français n’en profitent pas. Notamment l'Hérault, sévèrement frappé par le manque d'eau, et où les nappes restent à un niveau préoccupant. 12 communes sur 342, particulièrement touchées, se trouvent même en situation de crise. Le maire de l’une d’elles s’est dit "inquiet pour l'été qui arrive". Ainsi, Alain Duro, maire de Thézan-lès-Béziers, a confié auprès de BFMTV espérer "que des épisodes pluvieux" viendront "rassurer". Comme l’indique le média, des restrictions ont par conséquent été mises en place dans la commune : arrosage des jardins et potagers, tout comme celui des pelouses, des massifs fleuris et des espaces verts est interdit entre 8 heures et 20 heures.

D’autres départements concernés

L’Hérault n’est pas le seul. Selon le site Info Sécheresse, le niveau des nappes phréatiques serait "très bas" dans déjà cinq départements......... Poursuivre : https://actu.orange.fr/france/secheresse-ces-departements-francais-deja-en-alerte-au-mois-de-mars-magic-CNT000002d8Ceq.html

Communiqué du groupe EELV - les écologistes de Sète, concernant l'éventuelle création d'une filière de traitement des déchets CSR dans la métropole de Montpellier.

Communiqué du groupe EELV - les écologistes de Sète, concernant l'éventuelle création d'une filière de traitement des déchets CSR dans la métropole de Montpellier.

Filière CSR à Montpellier : un danger pour les citoyens sétois ?

 

"Le 2 avril, la communauté d’agglomération de Montpellier doit se prononcer sur la mise en place d’une filière de traitement des déchets dites CSR (Combustible Solide de Récupération). De nombreux écologistes s’y opposent, du fait notamment des dangers pour la santé des citoyens. Traiter les déchets, c’est d’abord en réduire la quantité dès l’origine, donc en produire le moins possible. Puis, les trier si possible lors de leur collecte, de façon optimale. Enfin, en recycler la plus grande partie. C’est une politique appelée communément “zéro déchets”. C’est la politique sur laquelle le maire de Montpellier s’était engagée, et qui n’a semble t’il pas été suffisamment mise en place. Au contraire, aujourd’hui, l’agglomération de Montpellier souhaite s’engager sur une filière CSR qui diffère du “zéro déchets”, et qui comportent de nombreux inconvénients : - Peu de communication, ni incitation, ni formation, des citoyens et entreprises pour réduire à la source la quantité de déchets produits. - Peu de communication, ni incitation, ni formation, des citoyens et entreprises pour trier ou recycler les déchets produits. - Un système de tri mécanisé, qui risque de produire des CSR (résidus solides combustibles) comportant des plastiques et des produits toxiques qui ne devraient jamais être brûlés."

- Donc un risque de pollution aérienne due à l’incinération, qui pourrait fragiliser la santé de l’ensemble du territoire proche, jusqu’à Sète.

- Un coût démesuré, bien supérieur à la politique “zéro déchets” préconisée par les écologistes (coût qui pourrait être augmenté par de futures taxes très probables).

Par ailleurs, une question se pose : si Montpellier et Sète ont pût travailler en commun pour devenir capitale européenne de la culture, ne peuvent-elles pas mutualiser les moyens existants, avec les agglomérations voisines (Sète, Lunel…), et mettre en place une vaste politique zéro déchets à moindre frais ? Les écologistes sétois appellent tous les conseillers de Montpellier Méditerranée Métropole à ne pas soutenir ce projet de filière CSR lors du vote du 2 avril prochain.

Une autre voie est possible : celle de la raison, de l’économie et de l’implication citoyenne , avec le “zéro déchets”.

Laurent HERCE, conseiller municipal écologiste à la mairie de Sète et le Groupe “Les Ecologistes / EELV ” de Sète

Crise climatique : visualisez la vague de chaleur "exceptionnelle" enregistrée sur le continent africain

Le réchauffement climatique dû à l'activité humaine et le phénomène El Niño ont provoqué des anomalies extrêmes de température à la mi-mars.
Namibie, Nature, Deadvlei, Désert

Une situation "exceptionnelle", des "milliers de records explosés". Entre le lundi 11 et le dimanche 17 mars, des internautes ont signalé sur le réseau social X des températures particulièrement chaudes sur le continent africain. "Tous les ingrédients sont réunis pour avoir des températures élevées sur le continent en ce printemps", explique le climatologue Benjamin Pohl, chercheur à l'institut Biogéosciences de l'université de Dijon.

Sur les relevés de l'observatoire européen Copernicus, les anomalies positives de températures ont en effet recouvert de nombreuses régions du continent lors de cette semaine, comme le montre l'outil Climate Pulse, qui permet de comparer les températures du jour avec les moyennes entre les années 1991 et 2020. Plus la zone concernée vire au rouge, plus on se rapproche de +8 à +12°C par rapport aux températures des trente dernières années :  voir sur : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/crise-climatique-visualisez-la-vague-de-chaleur-exceptionnelle-enregistree-sur-le-continent-africain_6435835.html

Chaque année, du 20 au 30 mars, découvrez toutes les alternatives aux pesticides à travers un programme d’animations dans toute la France.

Coquelicots, Fleurs, Sur Le Terrain
Réservation : Non
Prix : Gratuit
Accessibilité Handicapés :
Accessibilité sourds et malentendants : Oui
Aveugles et malvoyants : Non
Personnes à mobilité réduite : Oui
Personnes en situation de handicap mental : Non

Pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, la Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides (SPAP) met à l’honneur les mille et unes alternatives pour se passer des pesticides chimiques de synthèse dans notre consommation et notre production.

Ce sont plus de 1000 événements en France et à l’étranger qui sont organisés chaque année par les citoyens, les associations, les entreprises ou encore les collectivités territoriales. Au programme : conférences, ciné-débats, portes ouvertes de fermes, de moulins, de jardins, dégustations, ateliers, démonstrations, spectacles…

Cet événement est coordonné au niveau national par l’association Générations Futures et rassemble 50 organisations nationales partenaires, dont la LPO, et de multiples acteurs locaux.

Plus d’informations

Consultez le site dédié

Le GALPA « Thau et son littoral » vient de lancer 3 appels à projet pour dynamiser la filière en 2024.

Dès 2023, 2 appels à projet avaient été publiés par le Galpa(1) « Thau et son littoral », sous l’égide du Syndicat mixte du bassin de Thau, structure animatrice du programme. L’objectif : accompagner les professionnels dans la recherche de solutions pour réduire ou valoriser les déchets et coproduits issus des filières pêche et cultures marines, augmenter la valeur ajoutée des produits de la pêche et de l’aquaculture, ou développer de nouveaux produits. Suite au Comité de sélection et de pilotage (CSP) qui a eu lieu fin 2023 et au groupe de travail qui s’est tenu en janvier dernier, une nouvelle thématique est proposée autour de la sensibilisation, la formation et la communication auprès du grand public. Ces appels à projets sont ouverts jusqu'au 1er aout 2024.

Le programme DLAL (Développement local par les acteurs locaux) du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA) est un outil d’accompagnement des filières pêche et des cultures marines. Le Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT) porte cet outil, qui s’appuie sur une stratégie, des partenaires techniques et financiers et une gouvernance organisée en GALPA ou Groupe d’action local pêche et aquaculture. Le programme est largement subventionné par l’Europe et la Région Occitanie, principaux contributeurs.

Depuis 2022, la nouvelle stratégie DLAL s’est étendue aux problématiques environnementales pour faire face aux changements climatiques. Elle s’est ouverte à d’autres partenaires de l’économie bleue, dont le tourisme, en s’attachant à ce que les projets aient un effet positif direct sur les filières pêche et cultures marines. A noter enfin que le périmètre d’intervention s’est agrandi : ce sont désormais 36 communes de Sète agglopôle Méditerranée, Hérault Méditerranée et Béziers Méditerranée qui sont associées au programme sur la période 2022-2027.

La stratégie DLAL s’articule autour de 3 défis :

Défi n°1 : Faire face au réchauffement climatique et préserver la biodiversité 

Défi n°2 : Conforter le poids socio-économique des filières pêche et cultures marines 

Défi n°3 : Créer du lien entre la pêche, les cultures marines et les activités connexes de l’économie bleue.

Pour en savoir plus sur le DLAL et la stratégie du territoire:https://www.dlalbassindethau.fr/a-propos/

Trois appels à projet thématiques pour porter les 3 défis Chacun des défis de la stratégie DLAL va faire l’objet d’un appel à projet spécifique en 2024. L’ambition est de faire émerger les projets de développement et/ou d’innovation émanant du territoire de Thau pour lesquels le dispositif DLAL-FEAMPA pourrait être un facteur d’accélération. Les candidatures seront étudiées puis sélectionnées par le Comité de sélection et de pilotage (CSP). Les lauréats pourront ainsi bénéficier d’importants financements européens et co- financements nationaux. Les thématiques des 3 appels à projet de 2024 sont les suivantes :


Quels sont les bénéficiaires de ces appels à projet ? Ces AAP s’adressent prioritairement aux filières pêche et cultures marines, ainsi qu’aux activités connexes qui souhaitent mettre en œuvre un projet de développement en cohérence avec la stratégie du GALPA « Thau et son littoral » :

Organisations professionnelles de la pêche et de la conchyliculture, 

Collectivités territoriales, établissements publics et leurs groupements, 

Associations en lien avec des professionnels ou des organisations professionnelles, 

Centres techniques, scientifiques et de formation, 

Entreprises de production « pêche » et « cultures marines » en groupement, 

Entreprises de l’aval des filières,

Entreprises de valorisation des déchets et coproduits

A noter que certaines actions peuvent être portées par d’autres acteurs que ceux des filières pêche et cultures marines mais qu’elles doivent être en lien (sous forme de convention) avec les professionnels ou les organisations professionnelles des filières « pêche et cultures marines » et conforter ces filières, avec une vision de développement territorial.

Quel est le périmètre concerné ?

Les projets devront être situés sur le périmètre du Galpa intégrant les 14 communes de Sète Agglopôle Méditerranée (SAM), les 20 communes de la Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée (CAHM) et les 2 communes de la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée (Sérignan et Valras). Le porteur de projet peut être domicilié en dehors de ces communes si l’opération a un effet direct et significatif sur le territoire et ses filières pêche et cultures marines. Les subventions mobilisables et le calendrier Le taux d’aides publiques pourra atteindre :

80 % des dépenses éligibles si le projet présente un intérêt collectif, s’il est porté par un bénéficiaire collectif ou s’il présente des caractéristiques innovantes avec un accès public aux résultats de l’opération. Cela suppose un autofinancement minimal de 20 % du montant total du projet,

50 % des dépenses éligibles si le projet est porté par une entreprise privée (champ concurrentiel).

Les textes des 3 appels à projets sont disponibles sur le site dédié du DLAL :
 Lien complet : https://www.dlalbassindethau.fr/de-nouveaux-appels-a-projets-pour-
le-galpa-en-2024/
 Lien raccourci : https://vu.fr/BctQs
L’animatrice du programme se tient à la disposition des porteurs de projets ou candidats pour
apporter toutes les informations nécessaires avant toute candidature : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (Béatrice
PARY).

Des « bacs à tempête » sur le littoral

Les coups de vent d’Est amènent quantité de déchets sur les côtes. Le littoral mézois n’est pas épargné.

Pour faciliter la tâche aux amis de la nature qui souhaitent ramasser ces détritus, la Ville de Mèze, en partenariat avec l’ARDAM, a installé des « bacs à tempête » au Tambourin et à la Conque. Il s’agit de conteneurs réalisés avec du matériel de réemploi par des stagiaires l’ARDAM. Ces bacs d’apports volontaires sont réservés aux plastiques, polystyrènes, matériels de pêche, pneus…

« Chacun peut participer à la propreté du bord d’étang, d’abord en évitant d’abandonner des déchets dans les eaux de la lagune, ensuite, en ramassant, à l’occasion d’une promenade, les objets échoués. » souligne Numa Nicolas, conseiller délégué au cadre de vie.

Recosanté : une lettre d'information sur la qualité de l'air et les risques liés aux pollens

Vous êtes sensible à la pollution de l'air ? Vous êtes allergique aux pollens ? Vous pouvez vous inscrire à « Recosanté », une lettre d'information numérique. Chaque jour, vous recevez une recommandation pour vous aider à réduire les impacts des polluants atmosphériques et des pollens sur votre santé. Vous êtes informé quotidiennement de la qualité de l'air et du risque d'allergie aux pollens dans votre localité.

Qu'est-ce que Recosanté ?

Recosanté est un service public numérique mis en place par le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de la Transition écologique, en partenariat avec la Direction interministérielle du numérique dans le cadre du programme beta.gouv.fr.

Ce service est destiné à évoluer de façon continue en fonction des retours des utilisateurs.

Les recommandations sont issues de sources fiables et officielles telles que le ministère des Solidarités et de la Santé, l'Ademe, l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur, le Réseau National de Surveillance Aérobiologique, Santé respiratoire France, etc.

Comment s'inscrire ?

Pour recevoir chaque jour par courriel les indicateurs environnementaux (qualité de l'air, épisodes de pollution et risque pollinique) de votre localité et une recommandation pour vous aider à vous protéger des risques liés aux polluants atmosphériques et aux pollens, allez sur le site a title="Recosanté - recosante.beta.gouv.fr - Nouvelle fenêtre" " " " " ">"ecosanté , renseignez votre email et votre commune.

Vous pouvez également choisir de recevoir des informations destinées aux personnes vulnérables ou sensibles à la qualité de l'air et aux personnes allergiques aux pollens.

Les données collectées lors de l'inscription sont utilisées exclusivement pour envoyer les recommandations.

  A savoir : Le programme beta.gouv aide les administrations publiques à construire des services numériques utiles, simples, faciles à utiliser et qui répondent vraiment aux besoins des usagers. Le développement du service numérique est guidé par les retours de ses utilisateurs et non par les besoins de l'administration qui le porte.

Nature au jardin : le mieux à faire, c'est de ne rien faire ! Avec la LPO

La LPO invite les Français à ne pas déranger la faune et la flore sauvages qui s’installent dans les jardins pendant la période de reproduction, en suspendant notamment les travaux d’entretien des arbres et des haies de mi-mars à fin août.

C’est le retour du printemps : les oiseaux migrateurs comme les hirondelles et la huppe fasciée sont revenus se reproduire dans notre pays. Alors que l’Aurore, ce petit papillon blanc au bout des ailes orange volète inlassablement au-dessus de la pelouse, la végétation est en pleine émergence. C’est l’apparition des fleurs, des bourgeons, des herbes sauvages...

Prairie Fleurie, Fleurs, Fleurs Sauvages

Le beau temps nous incite enfin à profiter de nos jardins : contempler, observer, admirer... Au printemps et en été, pour le bien de la biodiversité, le mieux à faire est de ne rien y faire d’autre !

Je ne taille pas mes arbres ni mes haies et je réduis les tontes

L’hiver est fini, la dormance de la végétation aussi. Arbres et arbustes connaissent le phénomène de montée de sève qui permet la croissance et le début du cycle de reproduction végétatif. Les oiseaux comme le Merle noir, le Verdier d’Europe et le Pinson des arbres repèrent des enfourchures de branches, des feuillages denses et des cavités propices à la construction de nids discrets, où ils élèveront leurs oisillons jusqu’à la fin de l’été.

La belle saison n’est donc pas appropriée pour élaguer les arbres, ni tailler les arbustes et les haies, actions à effectuer en hiver. Le risque de déranger la petite faune sauvage y est très important et ces interventions tardives ne respectent pas le cycle naturel des végétaux.

Mésange charbonnière (Parus major) dans des branchages / Pixabay

Mésange charbonnière (Parus major) dans des branchages / Pixabay

Il n’est pas non plus conseillé de tondre les pelouses à ras, loin de là. Les îlots d’herbes hautes et les fleurs sauvages contribuent à maintenir le sol en bonne santé et préservent l’humidité. Dès le mois de mars, de nombreux insectes pollinisateurs tels que le grand bombyle, la piéride du chou ou encore les abeilles charpentières, commencent à butiner les fleurs. Les invertébrés comme la pisaure admirable, une araignée inféodée aux herbes basses, évoluent et se reproduisent dans le fouillis des herbes. Des espèces florales magnifiques se développent naturellement : grandes marguerites, centaurées, lotiers corniculés, pâquerettes, ficaires fausse-renoncule... et attireront papillons, criquets, sauterelles et coléoptères.

La LPO préconise donc de cesser l’entretien des jardins à partir de mi-mars jusque fin août. En dehors des aires de jeux, des allées et de la table de jardin, laissez s’épanouir la flore sauvage et spontanée.

Pour en savoir plus, voir notre article : Les oiseaux font leur nid : ne taillez pas les haies, n’élaguez pas les arbres

Aurore (Anthocaris cardamines) mâle / Pixabay

Aurore (Anthocaris cardamines) mâle / Pixabay

Je n'arrache pas les plantes dites "indésirables"

Un jardin “propre” est trop souvent un jardin sans vie ! La flore sauvage joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement d’un écosystème. Elle sert d’abri et de nourriture pour de nombreuses espèces.

Si vous préférez une pelouse “soignée”, réservez toujours une zone non tondue où pousseront des graminées comme la fétuque ou le millet qui produiront des graines et abriteront des insectes. Laissez-y s’installer les herbes dites “mauvaises” pourtant indispensables à la petite faune : le serin cini se nourrit des bourgeons du pissenlit, le chardon, la cardère, le cerfeuil et le trèfle, une fois montés en graines, attireront les chardonnerets élégants et les verdiers d’Europe. Plus d’une dizaine d’espèces de papillons, tels le vulcain et le paon du jour, pondent leurs œufs sur les orties, l’une des plantes hôtes les plus prisées par les lépidoptères. Par ailleurs, certaines de ces plantes mal-aimées sont dotées de propriétés pharmaceutiques (c’est le cas du plantain) et certaines autres, comme l’ortie, l’amarante ou l’oxalis corniculé sont comestibles ! Raisons de plus pour ne pas s’en débarrasser !

Pour en savoir plus, voir notre article : Pour faire de son jardin un éden sauvage,  Jardiner avec la nature.

Pâquerettes (Bellis perennis) sur une pelouse / Pixabay

Pâquerettes (Bellis perennis) sur une pelouse / Pixabay

 

Je ne retourne pas la terre du sol

Le sol est un milieu vivant, peu connu et pourtant tellement riche. Les 15 premiers centimètres abritent environ 90% de la vie souterraine. Des millions de bactéries, champignons, acariens, arthropodes, vers de terre, mollusques et autres cloportes dépendent de cet habitat. Ces décomposeurs de matière organique participent à la fertilité des sols en formant l’humus. Retourner la terre perturbe tous ces êtres vivants et le fonctionnement de l’écosystème.

Pour en savoir plus, voir notre article : Je limite mon emprise sur le sol vivant.

Lombric

Les lombrics jouent un rôle majeur en aérant les sols © Pixabay

 

J'arrête de nourrir les oiseaux

Au printemps, la plupart des oiseaux granivores passent à un régime alimentaire insectivore. Leurs oisillons ont en effet besoin de protéines animales pour leur développement et les adultes leur apportent des chenilles, des mouches, des larves, etc. La LPO recommande d’arrêter de leur proposer de la nourriture dès le mois de mars. En revanche, mettez de l'eau à leur disposition, elle sera utile aux oiseaux comme à leurs proies, surtout en cas de fortes chaleurs !

Pour assurer une alimentation naturelle suffisante toute l'année aux oiseaux des jardins, augmentez plutôt les ressources naturelles grâce à une gestion écologique ! Diversifiez les strates et les espèces végétales, favorisez les végétaux indigènes à fruits, baies et graines, et laissez-les évoluer librement.

Pour en savoir plus, voir notre article : Nourrissage et maladies des oiseaux.

A la fin de l'hiver, le nettoyage des mangeoires est de mise © LPO France

A la fin de l'hiver, le nettoyage des mangeoires est de mise © LPO France

 

Je ne recueille pas les animaux

Il est fréquent de trouver aux mois de mai et juin de jeunes oiseaux tombés au sol et encore incapables de voler. Ils ne sont pas en détresse. Ces jeunes explorent leur environnement et ce comportement est normal. Les parents restent le plus souvent à proximité et continuent de les nourrir. En cas de danger immédiat (Ex : chats, route), placez-les simplement en lieu sûr ou remettez les dans le nid si ce dernier est accessible.

Si vous rencontrez un hérisson actif en pleine nuit dans votre jardin, dans un espace public ou en bord de route, il est très certainement en bonne santé ! Laissez-le poursuivre son chemin et prenez le temps de l'observer à distance. Ramasser un hérisson sans qu'il ne soit en détresse peut avoir des conséquences graves, notamment s'il s'agit d'une femelle allaitante : vous pourriez condamner la portée ! Ne tentez pas non plus de les nourrir, ce qui peut rendre ces animaux sauvages dépendants de l'Homme et donc inaptes à rechercher eux-mêmes leur pitance. En outre le lait et le pain leur donnent des diarrhées mortelles et les croquettes pour chat entrainent des carences alimentaires.

Hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus) / Pixabay

Hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus) / Pixabay

Si et seulement si l’animal est blessé, il aura besoin de soins prodigués par un professionnel. Avec beaucoup de précautions, vous pouvez alors l’attraper et le mettre délicatement dans un carton tapissé de papier journal et aéré de quelques trous avant de le placer dans un endroit calme et isolé, sans le nourrir. Appelez ensuite le centre de soins le plus proche de chez vous pour recevoir des conseils ou pour organiser le transfert vers une structure habilitée.

Pour en savoir plus, voir notre article : Secourir un animal sauvage.

Je contemple !

Différentes études démontrent que le déclin de la biodiversité est particulièrement marqué en zones urbaines et périurbaines. Le suivi temporel des oiseaux communs (STOC) coordonné par la LPO a ainsi mis en évidence une diminution des populations de près de 30% dans ce type d’habitat sur le territoire français entre 1989 et 2019.

Dans un tel contexte d’effondrement du vivant, les jardins publics et privés jouent un rôle de plus en plus essentiel dans la préservation de la faune et la flore sauvages, ainsi que dans la résilience face au réchauffement du climat grâce à la captation du carbone, l’absorption de l’eau et la création d’îlots de fraicheur.

Au printemps et en été, passez donc à l’inaction afin de laisser la nature s’épanouir au jardin. Munissez-vous plutôt d’une loupe, d’une paire de jumelles ou d’un appareil photo pour de belles observations naturalistes !

Et pour poursuivre votre engagement en faveur de la biodiversité, rejoignez les Refuges LPO, premier réseau de jardins écologiques en France avec plus de 52 000 membres.

Thau Alabri : Le nouveau dispositif pour adapter le bâti face aux inondations.

Le Syndicat mixte du bassin de Thau lance l'opération THAU ALABRI à destination des propriétaires d'un logement ou d'une entreprise situé(e) en zone inondable. Particuliers, commerçants, artisans, chefs d'entreprise peuvent bénéficier d'un accompagnement complet pour adapter leur bien face aux inondations

Les récentes études menées par la Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation (SLGRI) de Thau ont mis en lumière les risques importants d'inondations auxquels sont exposés le territoire et ses habitants, avec des impacts sur l'économie locale. Les analyses révèlent les conséquences des phénomènes de pluies intenses et de coups de mer, susceptibles de causer des dommages notables aux infrastructures publiques, aux bâtiments résidentiels et commerciaux, au secteur agricole, et de manière plus générale, à l'activité économique sur le Bassin de Thau.

 Les résultats de l'étude indiquent que près de 10 000 habitations et 800 entreprises seraient en première ligne face à un évènement décennal (caractérisé par une probabilité de 10 % de se produire chaque année).

Le scénario s'aggrave encore pour un évènement centennal, avec 15 000 habitations et 2 000 entreprises potentiellement menacées. Bien que la majorité des bâtiments concernés soient exposés à un risque faible ou modéré, avec des projections d'inondation inférieures à 50 cm, plusieurs centaines pourraient se retrouver sous plus d'un mètre d'eau, soulignant la gravité des menaces en cas de crue majeure.

La typologie des dégâts analysés révèle que les dommages aux habitats constituent une part majeure des risques, représentant entre 24 % et 48 % des dégâts totaux estimés selon les communes. Cette prédominance des dommages liés au secteur résidentiel a motivé les pouvoirs publics à prendre des mesures proactives pour adapter le bâti. Ces chiffres soulignent l'urgence et la nécessité d'une action coordonnée entre les pouvoirs publics, les entreprises et les citoyens pour renforcer la résilience du territoire face aux risques d'inondation.

Pour rappel, le bassin de Thau est soumis à trois types d’aléas : 

le débordement de cours d’eau, 

le ruissellement urbain 

la submersion marine.

Dès l’élaboration de la SLGRI, ces 3 aléas ont été pris en compte dans les études réalisées. Le Programme d’Études Préalables (PEP) au Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) qui a été élaboré et validé par les services de l’État à l’automne 2022 se donne pour objectif de réduire la vulnérabilité du territoire à ces risques. Vingt-six actions portées par 7 maîtres d’ouvrage ont été retenues puis labellisées par l’État pour une mise en œuvre dès 2023 et jusqu’à fin 2024.

Cette labélisation a permis ainsi au territoire de Thau de pouvoir être aidé par le Fond d’état dit Barnier afin de mettre en œuvre ces actions. Le Fond Barnier est un fond assurantielle piloté par le ministère de l’environnement pour engager des politiques publiques nationales à locales, structurelles et conjoncturelles, vis-à-vis des risques naturels (inondation, sècheresse, glissement de terrain séisme, etc.).

Parmi les actions inscrites et portées par le SMBT, on peut citer la pose de repères de crue et des diagnostics de vulnérabilité des habitations particulières. Ainsi, le SMBT porte le dispositif THAU ALABRI, visant à offrir un service public dédié à tous ceux confrontés à des enjeux d'inondation sur notre territoire. Cette démarche a pour objectif d'accompagner les habitants dans la réduction des risques et des dommages liés aux inondations.

Avec Thau Alabri, un diagnostic gratuit et personnalisé Le dispositif est en place depuis le 1er mars. Les demandeurs sont accompagnés à chaque étape du programme THAU ALABRI. La première étape consiste à réaliser un diagnostic individuel et gratuit pour identifier les équipements susceptibles d’être endommagés par la montée du niveau d’eau causé par les inondations.

Le diagnostic est entièrement pris en charge par l’Etat (50 %), la Région Occitanie (20 %), le Département de l’Hérault (10 %) et le SMBT (20 %). À l'issue de ce rendez-vous, un rapport détaillé et confidentiel est adressé au demandeur avec les solutions possibles pour adapter le bien étudié. Certaines mesures, parfois simples, permettent de limiter considérablement les dégâts causés par une inondation : batardeaux en travers des ouvertures, clapet anti-retour sur l'évacuation des eaux usées, mise hors d’eau des équipements électriques, etc.

Ce service public porté par le SMBT permettra d’accompagner les administrés en zone inondables (particuliers ou entreprises) avec l’aide d’un professionnel qui leur fournira l’ensemble des éléments techniques et des conseils pour améliorer la résilience de leur bien mobilier et immobilier. Et des solutions financées jusqu'à 80 %... Avec ce dispositif, il s'agit de protéger les personnes, limiter les dommages sur les biens et enfin assurer le retour à la normale le plus rapidement en cas d'inondation ainsi que d’améliorer la résilience et la continuité de l’activité économique. Rappelons que de nombreuses habitations sont aussi le siège de petite entreprise ou professions libérales

C’est pourquoi les coûts liés aux solutions préconisées dans le diagnostic THAU ALABRI peuvent être subventionnés.

Pour les particuliers, les aides peuvent aller jusqu'à 80 % du montant des travaux engagés. Pour les commerçants, artisans, chefs d'entreprises de moins de 20 salariés, un subventionnement est possible à hauteur de 40 %. La prise en charge étant dans les deux cas assurée par l’Etat (sans condition de revenus). Pour faciliter les démarches, le bureau d'études OSGAPI mandaté par le SMBT accompagne les demandeurs de la réalisation des travaux aux demandes de financement.

Le bassin de Thau fait partie des 122 Territoires à Risque Important (TRI) d’inondation, recensés au plan national. Mieux connaître, anticiper et limiter les risques d’inondation, par ruissellement, débordement ou submersion, tel est l’objectif de la SLGRI (Stratégie Locale de Gestion des Risques d’Inondation) que pilote le SMBT depuis 2017.

Elle intègre 25 communes situées sur le bassin versant de la lagune de Thau et de l’étang d’Ingril (Agde, Aumelas, Aumes, Balaruc-les-Bains, Balaruc-le- Vieux, Bouzigues, Castelnau-de-Guers, Cournonsec, Cournonterral, Florensac, Fabrègues, Frontignan, Gigean, Loupian, Marseillan, Mèze, Montagnac, Montbazin, Pinet, Pomerols, Poussan, Saint-Pons-deMauchiens, Sète, Vic-la-Gardiole et Villeveyrac). La démarche vise à identifier précisément les zones les plus sensibles, à entreprendre et à prioriser les travaux de protection et d’adaptation nécessaires.

Dans le sillage de ces études, fort utiles dans la gestion du risque sur le bassin versant de Thau et d’Ingril, l’élaboration d’une démarche de PAPI (Programme d’Actions de Prévention des Inondations) a été lancée en 2021. Orchestré par le SMBT, porteur de la démarche avec les services de la DDTM, la première phase de la démarche a consisté à élaborer un Programme d’études préalables (PEP), avant d’envisager des actions de mitigation et de prévention des risques dans le cadre du PAPI.

PROLIFÉRATION DU MOUSTIQUE TIGRE : AGISSONS DÈS MAINTENANT !

 La lutte contre la prolifération du moustique tigre démarre dès le mois de mars pour empêcher les larves de pondre. Le moustique tigre n’a besoin que de quelques millimètres d’eau pour pondre et se reproduire rapidement.
Pensez à bien assécher vos points d’eau stagnante ! Pensez également à vérifier vos plis de bâches, notamment si vous avez du mobilier de jardin et vos pieds de parasol.

Adaptation au réchauffement climatique : six choses à retenir du rapport de la Cour des comptes

Selon France Info : Urgence, Catastrophe, L'Eau, Fleuve

Sur les logements, les aménagements des espaces urbains, la gestion du littoral ou plus directement sur notre santé, "les travaux des juridictions financières mettent en évidence l'ampleur des progrès à réaliser", écrivent les magistrats dans un document publié mardi.

Le constat de la Cour des comptes est sévère. Dans son rapport sur "l'action publique en faveur de l'adaptation au changement climatique", publié mardi 12 mars, l'institution de la rue Cambon pointe d'importants manques de la France dans ce domaine. "Les travaux des juridictions financières mettent en évidence l'ampleur des progrès à réaliser", écrit-elle. Les améliorations concernent tant les "données", que les "projections" et les "normes", précise-t-elle.

Après avoir déjà relevé, en février, le modèle des stations de ski qui "s'essouffle", la Cour des comptes se penche sur de nombreux sujets, du logement aux transports en passant par la santé. Avec un objectif : être concrète en se mettant à hauteur des citoyens. "Nombre de mesures susceptibles d'être mises en œuvre pour répondre aux effets du réchauffement climatique vont modifier leurs conditions de vie, dans leurs aspects les plus essentiels : l'alimentation, le logement, les transports, les loisirs, etc.", prévient la Cour. Franceinfo revient sur six thèmes soulevés dans ce rapport très complet.

1Le risque sanitaire est "toujours insuffisamment maîtrisé"........................ Aller plus loin : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/adaptation-au-rechauffement-climatique-six-choses-a-retenir-du-rapport-de-la-cour-des-comptes_6417889.html

L'exposition participative itinérante « Aire Marine Protégée » voyage

Le Syndicat mixte du bassin de Thau a lancé en 2023 une exposition participative itinérante « Aire Marine Protégée » visant à montrer à tous les publics la richesse de l’environnement naturel remarquable de la lagune de Thau.
L’exposition s’est installée pour la première fois à Mèze en mai dernier dans le château Girard, puis en septembre à Bouzigues dans l’espace Fringadelle. Elle voyage sur tout le territoire de Thau...
Pour sa prochaine halte, le SMBT vous donne rendez-vous à la Maison Noilly Prat, vermoutherie depuis 1813 située sur le port de Ville de Marseillan, du 22 au 24 mars de 10h à 12h et de 14h30 à 17h. L'occasion pour les visiteurs de découvrir un environnement naturel remarquable, niché pour cette halte de 3 jours dans un lieu de renommée mondiale (entrée gratuite).
Un événement qui s’inscrit pleinement dans la prise de conscience qui doit être la nôtre face à l'urgence de préserver la biodiversité de notre milieu et de bâtir de nouveaux liens avec la nature en relation avec les activités humaines (conchyliculture, activités touristiques, sports d’eau, sorties de découverte et de plein air, etc.).
Une première étape pour l'exposition Aire Marine Protégée - Syndicat mixte du bassin de Thau

Impact des Pluies du week-end du 8 au 10 mars sur la Recharge des Nappes et l'Inversac

Un impact contrasté à l’échelle de l’aquifère des calcaires Jurassiques du Pli Ouest

Les précipitations importantes enregistrées durant le week-end dernier ont apporté une recharge notable des aquifères sur le territoire, notamment dans les zones karstiques amont d'Aumelas, Montbazin, et Issanka. Entre 50 et 100 mm de pluie ont été mesurées sur le plateau d'Aumelas, au nord et à l'est de notre région, favorisant une bonne recharge de l'aquifère dans ces secteurs.

Cette situation a entraîné une recharge massive du karst dans le casier Montbazin-Issanka, confirmée par la résurgence de la source de la Vène à Cournonsec. Grâce à cette dynamique, le débit de la source d'Issanka, qui alimente en eau potable la Ville de Sète, devrait augmenter sensiblement et permettre de reprendre une exploitation normale pour plusieurs mois.

Cependant, la recharge des aquifères n'a pas été uniforme sur l'ensemble du territoire. Sur le massif de la Gardiole, un cumul proche de 50 mm a été enregistré, et sur les zones de Villeveyrac, Poussan, Balaruc, Sète, et l'ouest de notre territoire, les précipitations était encore plus faible et ont varié entre 15 et 25 mm seulement

. En conséquence, le karst aval et celui de Villeveyrac n'ont pas bénéficié d'une recharge aussi importante, en témoigne la faible montée piézométrique observée sur les points de suivis de ces secteurs. En ce qui concerne l'inversac sur la source de la Vise, le débit d'intrusion a diminué de -200 à -137 l/s, et le piézomètre du réseau « SMBT » situé à Poussan a enregistré une montée d'environ 2 mètres.

Pas suffisant si on se réfère au niveau ayant entraîné la fin de l'inversac de 2022 (14 mars 2022). Il manque encore près de 2,5 mètres pour contrer les pressions et retrouver une situation normale sur la source de la Vise.

La bonne nouvelle reste que l'eau à Issanka et dans le ruisseau de la Vène se rapproche d’une situation normale pour les mois à venir, grâce à une recharge efficace du casier amont et ce secteur en particulier.

Le SMBT continue à surveiller la situation de près et fournira un bulletin d’information et de mise à jour au fur et à mesure de l'évolution des conditions hydro-météorologiques liés aux risques de sècheresse sur le territoire et du phénomène d’inversac

 

 EN SAVOIR PLUS SUR LE SMBT : WWW.SMBT.FR